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Vive le Brexit!

Le Brexit est une bonne nouvelle pour les fintech d’ « Europe continentale » 

En effet la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne rendrait moins simple l’implantation de start-up anglaises dans les pays de l’UE, puisqu’elles ne disposeraient notamment plus du passeport européen. Quand on connaît la place des Fintech anglaises en Europe, cela pourrait profiter aux entreprises d’autres nationalités comme les allemandes et les françaises.

 

Le marché anglais est en effet la principale place des Fintech en Europe, puisque Londres peut être considérée, devant New York, comme leur centre de gravité. En 2015, ce sont 900 millions de dollars qui se sont investis dans 72 sociétés Fintech au Royaume-Uni ; alors qu’en Allemagne, 20 sociétés ont concentré plus de 820 millions de dollars d’investissement. Un facteur de plus de 1 à 10 entre chacun de ces pays et la France.

Par exemple, et sans toutes les citer, Stripe, Kantox, FXCM, IG Markets bénéficient aujourd’hui du passeport européen, c’est-à-dire qu’elles ont un agrément d’établissement de paiement ou d’entreprise d’investissement en Angleterre qu’elles sont capables de répliquer en Europe. Sans ce passeport, intitulé LPS (Liberté de Prestation de Services), elles seront contraintes d‘obtenir un agrément dans un pays de l’UE si elles veulent continuer à exercer dans cette zone. Cet agrément est bien entendu difficile à obtenir et pourrait donc nuire à leur développement.