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Quatre graphiques (incontournables) sur la France à l’approche de l’élection présidentielle

Historiquement, l’élection présidentielle française n’est pas un moteur d’évolution des marchés financiers mais il existe une exception au cours de la Vème République…

…Sur les 30 jours suivants le premier tour en 1981, le CAC 40 avait chuté de presque 20% car les investisseurs étaient effrayés que les « tanks soviétiques ne défilent sur les Champs-Elysées ».

Malgré l’anxiété actuelle des marchés, la confiance du consommateur continue de s’améliorer par rapport aux mois précédents, ce qui souligne que le moteur traditionnel de l’économie française continue de tourner à plein régime.

Point noir subsistant : la croissance du PIB français, en prenant pour base 2007, reste encore beaucoup plus lente que celle de l’Allemagne et du Royaume-Uni. A cet égard, on peut clairement dire que la France appartient aux pays du Club Med et non aux pays core de l’Union.

 

Contrairement à ce qu’on entend souvent, les finances publiques du pays ne sont pas en si mauvais état que cela. En se basant sur un taux moyen de l’OAT à 4%, une inflation annuelle à 2% et une croissance du PIB à 1%, toutes choses égales par ailleurs, ce n’est qu’à partir du début de la décennie 2020 que la charge de la dette reviendra à son niveau de 2012 (proche de 2,5% du PIB). 

 

Christopher Dembik

Christopher Dembik est Responsable de la recherche macroéconomique de Saxo Bank.